Hypnose médicale

Changer le point de vue subjectif et rationnel vis à vis de sa maladie

Indications

Prise en charge de la douleur
Préparation à la chirurgie

Douleurs liées aux gestes médicaux invasifs
Douleur des cancéreux
douleurs post-traumatiques
Anxiété, angoisse, certaines phobies
Affections psychosomatiques
Insomnies, troubles du sommeil
Tabagisme
Concentration
Addiction au sucre
Fatigue
Troubles fonctionnels digestifs
Deuil

Un état modifié de conscience est la focalisation et l’activation de la conscience sur une dimension très limitée de la réalité. Lorsque cette focalisation s’accompagne d’émotions de détresse, de peur, de colère, de douleur, elle prend le nom de transe négative. C’est souvent le cas dans la maladie. La compétence hypnotique va permettre de changer le processus de conscience dans la relation thérapeutique. Lors d’une expérience positive, il est de nouveau possible pour le patient de réactiver un souvenir agréable, une compétence, une expérience très constructive de sa vie. Lors de l’expérimentation de l’état d’hypnose, la douleur s’estompe et disparaît.

 

L’hypnose nous enseigne comment provoquer ce changement d’état intérieur et faire en sorte que le patient soit capable de le reproduire de manière autonome. Cela se passe naturellement dans notre vie quotidienne mais comme ce sont des processus automatiques, on n’a jamais appris à les réitérer de manière adéquate.

Quelle est la place de l’hypnothérapie en ostéopathie ?

Tout professionnel de santé peut disposer de cette compétence à la communication, en fonction de son métier, de son rôle dans la chaîne des soins.

L’hypnose médicale est considérée comme un complément à d’autres formes de pratiques scientifiques ou cliniques et est donc un outil supplémentaire dans l’arsenal thérapeutique. L’intérêt et le bien-être du patient doivent toujours constituer l’objet prioritaire. Les personnels de santé ont une éthique inculquée dès le début de leurs études. Nous avons des patients et non pas des clients. Nous sommes habitués à définir les limites de notre champ de compétence et à relayer vers des thérapeutes plus spécialisés si besoin est.

L’hypnose peut être utilisée de deux manières :

– Intégrée à l’ostéopathie pour des motifs de consultation particuliers nécessitant une focalisation approfondie ou au contraire une dissociation (ex : douleurs aiguës).

– La plupart des motifs de consultation se font « au fauteuil » sans contact, c’est ce qu’on appelle l’hypnose formelle. Une consultation préalable est nécessaire pour connaître le contexte, les objectifs et d’identifier si ce cabinet peut répondre à votre demande.

Il n’y a pas d’effets secondaires indésirables connus. Demandez conseil à votre thérapeute pour plus de conseils.

Image du cortex cingulaire

Pourquoi faire de l’hypnose Ericksonienne ?
Pour Erickson, l’inconscient est plein de ressources. Il s’agit de regarder le passé mais aussi de se projeter dans l’avenir pour envisager les options et être prêt à les vivre, à ouvrir des portes.

Le traitement

Les traitements à base d’hypnose procurent des changements significatifs en terme de pensées, émotions, comportement et perceptions. Les résultats sont bien établis et non controversés.

L’état hypnotique et le travail thérapeutique qu’il permet n’ont rien à voir avec la soumission au soi-disant « pouvoir » de l’hypnotiseur. Le patient connaît bien cet état mais ne le nomme pas, ne le facilite pas délibérément et ne l’utilise pas. Le travail de l’hypnothérapeute consistera donc à lui faire découvrir quelque chose qu’il connaît mal, à lui apprendre à le susciter et à l’utiliser : c’est cela l’apprentissage de l’auto-hypnose …
Aider un patient à entrer en hypnose n’est pas un don : c’est une technique qui s’apprend et s’enseigne. C’est apprendre au patient à retrouver cet état qu’il a tant de fois vécu sans le connaître. C’est lui apprendre à l’approfondir et à l’utiliser. C’est lui donner cet outil personnel si riche qu’est l’auto-hypnose

Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin :

Qu’est ce qu’un état d’hypnose ? C’est une état de conscience modifié.

Pour le comprendre, voyons d’abord ce qu’est un rythme cérébral.
L’activité cohérente des neurones du cerveau se lit en électroencéphalographie (EEG) par bandes
de fréquences. Celles-ci dépendent de l’état psychologique des personnes et sont augmentées en cas de douleur, stress, etc…
Voici les différents rythmes cérébraux en fonction des longueurs d’onde :
40 Hz et + : activité intellectuelle intense
12 à 40 Hz : veille active
8 à 12 Hz : relaxation légère
4 à 8 Hz : l’hypnose, la méditation profonde et d’autres états similaires (mémorisation, sommeil
avec rêves, etc.…)
0,5 à 4 Hz : sommeil profond

C’est en faisant appel à de l’imagerie que l’hypnose a su s’imposer petit à petit dans les milieux universitaires et scientifiques. En effet, dès 1997, des études ont mis en évidence des différences d’activation de diverses régions du cerveau entre l’état normal et l’état hypnotique.
Des études utilisant la TEP (tomographie à émission de positrons) et l’IRMf (Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) ont démontré que les patients sous hypnose qui étaient invités à revivre un souvenir agréable, sans aucune référence à la perception douloureuse,ressentaient moins les stimuli nociceptifs (douloureux). L’intensité douloureuse (composante sensorielle) et le caractère désagréable de la stimulation (composante affective) étaient abaissés (Faymonville et al. 2000 et Vanhaudenhuyse et al. 2009).

L’hypnose s’accompagne de manifestations cliniques particulières

L’hypnose s’accompagne de manifestations cliniques et neurophysiologiques qui en garantissent l’authenticité et légitiment d’une certaine façon son utilisation thérapeutique ou les tentatives qui ensont faites.
Les recherches en imagerie, par exemple en PETscan, montrent qu’en état d’hypnose le revécu d’une expérience autobiographique active des aires corticales sensorielles et motrices différentes
de celles que produit l’évocation de la mémoire épisodique par un sujet non hypnotisé.
Les modifications cliniques qu’elle provoque et les changements qu’elle entraîne dans l’imagerie cérébrale la distinguent de l’effet placebo, mais elle a en commun avec celui-ci d’être induite par
une sollicitation psychique (Académie nationale de médecine).

Un état modifié de conscience est la focalisation et l’activation de la conscience sur une dimension très limitée de la réalité. Lorsque cette focalisation s’accompagne d’émotions de détresse, de peur,
de colère, de douleur, elle prend le nom de transe négative. C’est souvent le cas dans la maladie.
La compétence hypnotique va permettre de changer le processus de conscience dans la relation thérapeutique. Tout professionnel de santé peut disposer de cette compétence à la
communication, en fonction de son métier, de son rôle dans la chaîne des soins. Lors d’une expérience positive, il est de nouveau possible pour le patient de réactiver un souvenir agréable, une compétence, une expérience très constructive de sa vie.